Je suis moi même et je le reste.
ET J'AIME CETTE CITATION:
"Si les oliviers connaissaient les mains qui les ont plantés, leur huile deviendrait des larmes"
(Mahmoud Darwish).
Pour me contacter: haranikamel@gmail.com
Mouloud chante et fait rêver son public depuis 23 ans. Son premier album a été enregistré en France en 1983 chez les éditions Azwaw. Un enregistrement plein d'anecdotes que Mouloud aime à raconter et à s'en souvenir. Toujours et depuis le début son village natal Ath Khelfoun a soutenu et admiré son fils prodige. 14 albums et 14 succès que Mouloud a travaillé et raffiné... Texte extrait de : www.zedek.fr
Le village kabyle s’organise en cercles concentriques et notre village Ait-Bouyahia n’y échappe pas. Le noyau principal du village est la famille (akham). Les familles possèdent un ancêtre commun,regroupées et portant un ou plusieurs noms forment (Adrum). Plusieurs iderman (pluriel d’adrum), exactement au nombre de cinq : Thaderth, Amsiwen, Ath-si-Amar, Ath-Yahia et Ath-Zeggane,forment le village taddart avec son agraw ou thajmayth (assemblée des villageois).
L’assemblée des villageois est une assemblée villageoise consensuelle, est formée par des représentants de chaque Adrum (désigné par un consentement commun ou par quelques sages du village sans qu'il y ait eu lieu d’élection) qui élabore les règlementsd’organisation, conventions du village, et établi des systèmes concernant la gestion des finances, l'audit et l'administration des affaires du village.
L’assemblée des villageois gère les affaires du village, qui est la seule instance organisée de façon constante, avec des réunions périodiques, Tajmaât; l’assistance y est obligatoire pour tousreprésentants de chaque famille. Elle cumule à la fois le législatif et l'exécutifet décide des lois qui gèrent le village, et son rôle traditionnel consiste à faire appliquer les lois et lessanctions portées par l'qanuntaddart, à résoudre les différends entre familles, à régir les intérêts communs comme sanction par des amendes pour tout manquement à ces lois, commis par les villageois (homme, femme ou enfant) ; elle assure et gère la vie sociale du village comme : l’entretien des chemins, des pistes agricoles, des terres, des édifices du village, des cimetières, des lieux de cultes, zaouiates !!(Comme Akkal Aberkane), des fontaines,et de l’organisation des fêtes du village, de tamechret, etc.
Ldjamàa Bwada Ancienne Mairie d'Ait-Bouyahia (Local de l'Association Sportive et Culturelle D'Ait-Bouyahia *ASCAB*) Ldjamàa Lekhmis (Ait-Bouyahia) PHOTO DU VILLAGE D'AIT-BOUYAHIA
Le parrainage scolaire des enfants issus des familles les moins nanties du village est une forme d’implication sociale parmi tant d’autres. Cela dit, je crois que c’est une des plus nobles actions par ses objectifs et des résultats qu’elle pourrait générer. Pour nous qui sommes ici, cette action n’est nullement coûteuse et ses avantages et bénéfices sur place sont multiples : — Donner des conditions de succès aux enfants qui autrement n’en auront pas. — Alléger le fardeau des parents déjà écrasés par les difficiles conditions sociales. — En plus du soutien matériel, assurer un soutien moral aux parents et aux enfants. — Réduire le décrochage scolaire chez ces enfants et par ricochet les protéger des vices et autres fléaux. Concrètement, il suffit que chacun de nous prenne en charge les coûts de scolarité d’un enfant : articles scolaires et vêtements de la rentrée en plus d’assurer un suivi de ses résultats.
Je garde un souvenir de ces moments magiques en ces jours ensoleillés, en ces journées de printemps dans mon village. Le Soleil faisait timidement son apparition avec une température qui s'adoucissait pour de longues journées de beauté, de verdure et de fleuraisons. Les arbres, dépouillés de leurs feuilles durant l’automne, revivent sous l'effet des températures clémentes. Aujourd'hui, j'attends toujours ce printemps avec bonheur. Ce printemps qui habille nos champs de couleurs. Le temps des Marguerittes et des roses, le temps de retrouver les abeilles et les papillons et le temps de cueillir les belles cerises.
Le printemps à Ait-Bouyahia c'est des petits rayons de lumières de jour en jour un peu plus clairs, un peu plus vifs, de petites belles odeurs qui s'échappent chaque jour un peu plus enivrant de l'hiver.
Le printemps dans mon village : c’est cette beauté au naturel.
C’est cette couleur vive d’amour et d’espoir, et c’est la vie.