dimanche 24 juillet 2016

Noms disparus

La loi du 23 Mars 1882, mise en pratique en Kabylie en 1891, a imposé l’adjonction d’un patronyme pour chaque prénom. Avant la mise en application de cette loi, les gens étaient identifiés par leurs prénoms, suivis de celui du père et du grand père séparés par fois par Nath (Ait). Cette loi permettait à l’indigène, de choisir un nom, dans le cas d’abstention, l’article 15 de la dite loi, donne droit aux officiers d’état civil français, d’attribuer automatiquement un nom patronymique à toute personne récalcitrante.
Suite à ça, et à partir de 1891, un nom de famille est attribué pour chaque famille pour la distinguer des autres familles composant un groupe social. Il constitue un héritage familial inaliénable, transmissible par les parents mâles aux enfants. Il est perçu comme le gardien de la mémoire familiale.
Les patronymes sont innombrables et très variés. Certains sont aujourd'hui très répandus, d'autres ont totalement disparu. Le nombre d’individus peut croître en progression constante, dans d’autres cas, par contre, on observe le déclin jusqu’à l’extinction totale de la population et par conséquent du nom.
A l’instar des autres populations éteintes par faute de descendants mâles, notre village (Ait Bouyahia) après recensement, a perdu au bout de quelques décennies, un peu plus d’une dizaine de noms de famille. Avec la disparition du dernier représentant d’une famille, elle provoque fatalement, l’extinction du nom patronymique. Pour jeter la lumière sur les familles éteintes, le tableau ci-dessus, nous indique nominativement les noms de famille qui ont disparu de la nomenclature locale.
Ces noms de familles éteints font et feront toujours partie de notre riche patrimoine villageois et, sans aucun doute, ils continuent d’exister pour toujours, dans la mémoire collective. Pour conclure, nos cinq quartiers (Idharmane) constituant notre village, comptent aujourd’hui, soixante six noms de familles. Merci.
NB/ Toute rectification et/ ou contribution sont les bienvenues. Merci.

Rachid Kechad 

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