vendredi 22 août 2008

THACHOURT (ACHOURA) À AIT BOUYAHIA


Pour tout bon Kabyle, la fête de Achoura est un jour exceptionnel. Pour ne pas déroger à la règle, enracinée dans les coutumes, kabyles depuis de lustres, la région a répété sans avoir l’air de s’en lasser ces innombrable rituels de célébration, où le mythe se mêle souvent à la réalité et où la religion et la légende ne font plus qu’un. Comme nulle part ailleurs, Achoura, l’une des plus importantes fêtes musulmanes, à été fêtée en Kabylie dans le faste et avec tous les honneurs. Voyage au cœur de plus importants pôles d’attraction du jour. Pour les invités, il est inconcevable de parler de la waâda de “Thaâchourt” sans évoquer le M’qam de Cheikh Abdellah Ben Hessan Ben Machiche à Beni Douala.

Nous décidons d’y effectuer notre première escale. Il est 10h, il fait très frais, et le centre-ville nous parait étrangement crispé pour un rendez-vous aussi important. La ville semble comme retenir son souffle pour accueillir, le plus convenablement possible, les centaines de pèlerins qui l’assiègeront d’ici quelques heures. Les organisateurs, un peu nerveux, et parfois zélés, sont aux aguets. Ils réagissent aux moindres faits et geste. Pourtant, l’ambiance régnant sur les lieux n’y prête guère.

A cette heure de la journée, l’on ne se bousculait toujours pas devant le mauso du saint. “Il fait trop froid, et puis il est trop tôt pour se prononcer !”, nous lance un jeune homme, exhibant fièrement son badge d’organisateur, comme pour justifier la timide affluence du moment. Lorsque le ciel se dévoile, quelques moments plus tard, laissant filtrer quelque deux rayons d’un soleil qui ne voulait toujours pas se montrer, Beni Douala commençait à connaître ses premiers embouteillages. C’est le signe indéniable d’une journée qui s’annonce trop mouvementée. Sur les deux allées d’escaliers menant vers la sépulture du saint, la masse humaine commence également à se faire plus épaisse, tout comme l’esplanade faisant face à la salle des prières. Pour l’occasion, cette dernière à été spécialement aménagée pour que les pèlerins puissent verser leurs dons, publiquement, et sous la bénédiction d’une dizaine de Cheikhs, entonnant, à chaque don, d’incompréhensible formulations de gratitude au profit du donateur. Mais le rituel ne s’arrête pas là: il faudrait implacablement implorer la bénédiction du saint des lieux, Abdallah Ben Hessan Ben Machiche. Cela peut se faire par un simple détour à son tombeau, érigé au beau milieu de l’esplanade. Le saint est “courtisé” par ses fidèles pour demander protection, paix et prospérité. Il est également “sollicité” pour éschansser certains vœux, dont certains relèvent de l’impossible. Mais peu importe, les pèlerins sont convaincus que leur saint à maintes reprises, vaincu l’impossible et réalisé des miracles. C’est, du moins, ce qui se raconte sur cet homme pieux, très attaché aux précepts de la religion musulmane.

Un homme qui serait venu du Sahara Occidental, vers le 13ème siècle et qui serait, selon ses descendants, affilié à Ali et Fatima, le gendre et la fille du Prophète. Au jour d’aujourd’hui, c’est à sa descendance, regroupée dans le village d’Ath Bouyahia, que revient l’honneur de gérer, de manière exclusive, les différents rendez-vous avec les fidèles, notamment le “Mouloud “ et “Achoura”. Des rendez-vous durant lesquels les pèlerins et les hôtes perpétuent des rites très anciens où les soirées religieuses (citations coraniques) côtoyaient les cérémonies de sacrifices et de donation ainsi que les dîners traditionnels au profit de tous ceux qui mettent les pieds au M’qam.
Par la Dépêche de Kabylie :
http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-39721.html

12 commentaires:

Anonyme a dit...

Merci pour l'image de ce lieu à la fois relieu, historique et patrimoinal.Il me m'apparait ce paysage est celui des années 80 quand les lieux étaitent intacts, bein protégés et aménagés, contrairement à leur etat actuel dont l'anarchie des habitations des alentours regnaient en srplombant ce lieu fantastique.Akal Aberkan n'est plus comme avant à cause de la bétise humaine ( quelques indisérables du village Ait-Bouyahia.
Qaunt à lh'istoire de ce lieu dont je ne peut pas developper en détaits par quelque lignes, alors je contenterai de donner quelques notes:
- l'histoire d'Akal Aberkan remonte à la moitié du 17 eme siecle, c'est-à-dire vers 1650 ap.J.C, au moment ou Le Wali Salih Sidi Abellah OuHcene (Pas Âbdellah IBnou Hassane, forme déformée en l'arabisant par des baâthistes)est venu comme missionaire partisant du mouvement confrérique issu de la confédération des Ath Manguellat, Ath Yahia de Michelet actuel, aprés la chute du Royaume de Koukou. les Machayikh de l'epoque ont décidé de d'organiser les regions et village de kabylie conformement au principes de l'Islam et coutumes et traditions seculaire berberes.Il s'içnstalla avec sa familles et quelques de ses adeptes au lieu dit Ighil à Akal Aberkan avec l'accord du chef de la tribu des Ath-Mahmoud CHemloul (selon la memoire collective des anciens, voir Henri Génévois Monoigraphie de Taguemount-Azouz).Son Village d'origine est situé à Igourés à trois (03) kilometre environ de michelet dans le territoire de la commune d'Ath-Yahia. Il serait probablement l'un des disciples de Sidi Ali OuTaleb cheikh vénéré du village de Koukou.
Concernant la fameuse hypthése qui prétend qu'il descendant de Moulay Abdessalam ibn Machich, n'est qu'un monsonge, car Ibn Machich n'a jamais habité la Sakia Al-Hamra en plein desert au sud du Saha Occidental, car son sanctuaire se trouve au nord du Rif au Maroc sur une crête surplombant la mere (voir Ali Hammai dan son livre Idris édité en 1946, préfacé par Abdelkrim El khatabi).donc les Ath-bouyahia, Amssiouene et Ath-bouali ne sont pas originaires des Ath-Douala, ni d'Ath-Mahmopud, ni de Ath-Aissi, plutot ils de la tribu Des Ath-Yahia de Michelet de la grande confidération des Ath-Manguellat.
Revenanty sur la mosquée d'Akal Aberkan dont on constate à son entrée une plaque sur laquelle est baptisé au nom de Msdjid Âbdellah Ibn Hassan, Cette mosquée n'a jamais été bâtis par ce dernier, mais c'est bien chikh Adelsi d'ou le nom de El Djamaâ Oudelsi autrfois désigné par les gens de la region. Cet homme est l'un des choyoukh de la Tarika Arrahmania qui rayonna à Timammart d'Akal Aberkan, et prend part à l'insurection de l'emir abdelkader en soutenant son lieutenant Khalifan Ahmed Tayeb Ousalem de Bouira aui mobolisa les tribus kabyles ses Isser, Amraoua, Iflissen Oumelil...etc(voir Hitoire de Tzi-Ouzou et de ses regions écrit par Mohmed Seghir Ferredj).Doàn, il judicieux de rendre les choses à leur place.
J'espere que vous n'allaz pas m'n vouloir le fait de donner ces correction, et que Dieu sait que ce n'est pas par ésprit de haine que j'ai intervenu par ce commentaire , et on sait que parmi les noms d'Allah : "Verité", et Dieu Chati les menteus car il déteste tout ceux qui s'opposent à la vérité.
Bon courage et je vous remmercie ,pour ce bon et beau blog.

KAMEL a dit...

Merci pour vos corrections et vos commentaires

Anonyme a dit...

trés belle photos du sanctuaire d'Akal Aberkane, mais je regrette par le fait qu'on a pu sauvegrder les lieux intacts, contrairement à aujoud'huit, les lieux semblent moins patrimonials qu'auparavant, peut-être cela dû par l'ignorance de ceux qui se prétendent être des intellectuels. Je rend hommage aux vieux d'antan qui avaient pris soins des lieux comme l'illustre la photos que vous avez publiée.c'est dommage.
Merci pour votre site.formidable travail d'investigation et bon courage.

KAMEL a dit...

Merci pour la contribution.
L’ignorance a dépassé ses limites.
Malheureusement, plusieurs lieux symboliques du village ont été transformés et même massacrés.
Que reste-t-il des fontaines, des mosquées antiques (anciennes) qui ne gardent que leurs noms, des maisons traditionnelles, etc.
Je vois venir le pire.
Il ne reste que l’ancienne mairie coloniale (au centre du village). Demain, elle sera cédée à quelqu’un, détruite, ou je ne sais quoi.
Peut-on faire quelque chose ?

Le soufi a dit...

Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce commentaire de l’anonyme, mais ce que je peux en tirer de mes propres analyses c’est qu’on ne peut pas réellement déterminer des dates sur l’historique des lieux comme Akal Abekan par exemple. Je sais bien qu’il y a beaucoup de légendes attribuées à des époques millénaires et centenaires qui s’altèrent à travers les temps, et puis la Kabylie est caractérisée par la tradition orale et aussi l’Algérie en générale, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’écrits sourciers fiables. Je note que Sidi Abdellah OuHassane (ou Ahcéne ou bien Hacéne) dont les noms d’ailleurs sont assimilés l’un à l’autre ont le même sens qui veut dire le bienfaiteur, le généreux. Il est précurseur des lieux Akal Aberkan, ou il fonda le premier établissent d’enseignement religieux musulmans. Il a formé des imams et des lakhouans. Il est bien entouré de respect dans la région et cela avant l’existence de l’ordre confrérique soufi de la rahmania. Sidi Abellah OuHassane est un chikh de la Tariqa Soufia, énonciateur d’un Islam paisible, tolérant et unificateur, et c’est sur les lieux d’Akal Aberkan que l’ordre de la rahmania trouve son influence et prestige historique dans la région. Je crois que même si la mosquée d’Akal Aberkan est édifiée par cet aussi valheureux chikh Adelsi, ça n’empêche pas qu’elle soit baptisée au nom de l’imam sidi Abellah OuHassane fondateur initial des lieux en élargissement, et le chikh Adelci ne veut pas dire qu’il est démérité. Je crois que si cette tradition de baptiser des établissements existait au temps de ce chikh, il l’aurait lui-même baptisée au nom de l’honorable Cheikh Sidi Abdellah Ouhassan, Saint patron d’Akal Aberkan. Quant à la protection patrimoniale des lieux, elle est intacte à 80% selon mon constat.

Je tiens à remercier les notables d’Ait-Bouyahia, qui, ont déployé leurs efforts énergiquement pour l’élargissement de la mosquée d’Akal Aberkan, qui sincèrement leur fait toute la fierté et aussi honneur à la région. « Awliyaou Allah La khawfoun Alayhim wala houm yahzanoun. » C’est le respect et la tolérance qui doit toujours régner.
Tous mes remerciements au blog et mes meilleurs vœux de bonheur et de prospérité à l’approche de la nouvelle année 2009.

Anonyme a dit...

bonjour , je remercie tt ceux qui ont contribué par un commentaire sur abdoullah ibnou hassane dit (akal averkhane ) mais je suis peinée de voir qu'il y a des gens qui neconnaissent en rien l'histoire de ce grand imam et qui viennent de faire des raprochements qui ne sont pas du tout fondé et d'autres qui demandent des excuses alors qu'il sont originaires de ce village ( celui qui ne connait pas ses origines vaut mieux se taire au moins ) bref , pour l'information : akal averkhane est abdoullah ibnou hassan ibnou machiche el idrissi ..aucun rapport avec les ait yahia ..le village s'appelle ait bouyahia en reference avec un des ses fils qui s'appellait yahia abdoullah est devenu abouyahia ...et ses descendants les ait bouyahia ....comme les ait bouali ...leur grand pere n'est que khaled ibnou abdoullah ibnou hassan qui est devenu abou ali .."ait bouali"...concernant djeddi abdoullah qui s'appelle (je tien à le repeter) : abdoullah ibnou hassan ibnou machiche el idrissi ...venu de sakia el hamra ...avec un "sadjara" chers messieurs qui represente la carte d'idendité de tt les chorfa descendant des idrissides ..et pour tte les langue pendue la sdjara de akal averkane existe jusqu'à present dans un endroit bien caché ...tt le monde pose la question pourquoi la sakia el hamra !!...la reponse est simple : ....les idrissides sont les descendants directe de el hassan ibn lalla fatima ibnatou mohamed(le prophete mohamed ) et pour vous resumé les idrisside ont vecue à cordoue en andalousie ...( cortoba) ils etaient les khalif de cortoba après la chute de andalousie les notable de cette region ont fuit l'espagne en contournant par l'atlantique car ils etaient persecutés même au sud (nord du maroc) donc ils ont eu lidée de passer par l'atlantique en passant par les iles canaries et les iles baléaro....et en rentrant par le sud en loqurence sakia el hamra . l'arrivée de jeddi abdoualh n'est pas fortuit car il est venu dans une caravane divisé qui comportait plus de 1000 immam .

Anonyme a dit...

je termine donc mon pragraphe :
j'ai dit 1000 immam il y en a ceux qui sont parti au nord comme son cousin abdessalam ibnou machiche ..au maroc ...et il y en a ceux qui sont partis vers l'est et au fure et a mesure qu'ils arrivèrent dans des villages ils en a ceux deciderent de s'arreter ...la caravane circuler avec une très grande fortune ...cen'etait guère des nomade ...ils s'abritaient chez leurs allier dans tte les regions du maghreb.....pourquoi la kabylie car effectivement le royaume de coucou ...avait decidé de les proteger par rapport à leur fortune ....ceux qui explique pourquoi les marabous sont riche ils ont des terrains ...etc on dit même qu'ils sont venu femme enfant et leur propres serviteurs qui ont laissé par la suite les nom de "sidi pour les hommes et lalla pour tte les femmes ..ils les appellaient comme ça ...et ceux qui explique aussi pourquoi avant leurs femmes ne travaillaient pas les champs !...autre détail très important .....sachant que c'est la mêm tribu disloqué ils ont tt fait pour garder le lien ..dont les mariages se faisant exclusivement entre eux (marabous"....et même entre ceux qui ne se sont pas installer en kabylie : n'avez vous jamais posé la question : pourquoi l'emir abdel kader ..a fait appel a tt les marabous de la kabylie pour son alliance ??:).... et pourquoi ces derniers lui ont donné cette confiance ...? ...PARCE QUE C4EST UN DES LEUR ...il est un descendant des chorfa idrissides ...c'est notre cousin tt simplement !!....à tt les ait bouyahiste ou plutot ( ivouyahyiwen) je suis une des votre ..ne laissez jamais les gens spéculé n'importe quel bobard sur nous !!:)

Amirouche a dit...

@Anonyme du 20/04/2009

J'ai lus tous les commentaires avec attention, c'est très intéressant merci à tous. Je suis toujours intéressé par l'histoire et les coutumes d’Afrique du nord, en particulier celles de Kabylie.
Néanmoins j'ai une question, si j'ai bien compris l'histoire, tous les marabouts de Kabylie et même d’Afrique du nord ne sont même pas berbères alors? Et leur origine vient du moyen orient? Est-ce exacte? C'était le message que vous vouliez faire passer?
Merci encore pour cette page culturelle.

Amirouche a dit...

@Anonyme du 20/04/2009
Peut-être que mon précédent commentaire était un peu ambigu, je n'aimerai pas que ce soit interprété comme négatif, alors je m'explique par rapport a la question que j'ai posée. C'est uniquement une question de culture générale et n'en voyez aucun caractère malveillant.
J'ai toujours cru que les marabouts étaient des gens faisant parti de la population locale du village avec exactement la même descendance mais à un moment donné parce qu’ils maitrisent bien le coran et la tradition du prophète, ils étaient élevés (ou sacralisé si on veut dire) au rang de marabouts par la population locale. D'où mon étonnement sur le fait quand accorde une descendance étrangère a ce saint qui va jusqu'en Espagne.
Cordialement

Anonyme a dit...

azul fellawen, je suis d'Ait Bouali, premièrement je dois souligné que je ne suis pas d'accord qu'on ns appelle marabouts parcequ'on n'est pas des marabouts, nous sommes des "Almoravides" ou "immravdhen" ou "almourabitoun" et sachez que al mourabitoun n'ont jamais été des Arabes encore moins des descendants du Imama ali, ce sont principalement les descendants de la tribue Lemtouna du groupe Sanhadja qui est bèrebère.Ne nous sommes en aucun cas apparentés aux idrissides sinon on ne serait pas appelés "Imravdhen" mais "les idrissides".

Rachid Belkhtib a dit...

Bonsoir à tous,assegas ou meggass,pour dire que ceux-ci sont des arabes et les autres c'est des kabyles,moi je ne suis pas d'accord,car les Imrabten,ne viennent pas tous de saquia el hamra,les miens sont nés à tlemcen,c’était des berbères,qui ont
combattu les zianides pendant longtemps et mon ancêtre seyyid Mohamed-Tayeb el Moubarek "eddelssi",était de ceux-la.

Rachid Belkhtib a dit...

Je vous d onne un bref apercu de la généalogie du Cheikh addelssi,entre lui et moi il y a 281 ans.

Il était Mohamed tayeb el moubarek "eddelssi",fils de Mohamed Eddelssi al qayraouani,fils de Mohamed-salah,cousin ou fils d'Ahmed,lien de parenté avec seyyid mohand ou ali el Hadj (de tifrit n'ait el hadj)fils d'ali ,fils de Qaid,fils de Yaala et ça remonte jusqu'a seyyid Al Hassan,fils d'al hassan,fils de Sey yid ALi etcc
bonne lecture