vendredi 22 août 2008

ATH-BOUYAHIA et ATH-DOUALA









SAVIEZ VOUS QUE :
Les origines de la petite ville d'Ath-Douala sont le souk qui rassemblait les gens des différents village de la région chaque mercredi de chaque semaine ainsi que les lieux de culte de religion, la ville appartient principalement aux Ath Vuyehya, ces derniers sont les gens habitant le village nommé Ath Vuyehya qui était le village le plus proche du souk.
Des tournois inter-villages de foot-ball sont organisés chaque été et se jouent entre les seize villages qui sont rattachés à la commune. Ath Douala garde toujours en mémoire les réussites des tournois des années 1990 notamment celui de 1995 organisé par l'association ASAM d'Ait Masbah. La finale de ce dernier fut animée par l'ASCAB d'Ait Bouyahia et l'ASTK de Thala Khlil et fut remportée avec mérite par la première équipe. L'année de 1996 fut marqué la fameuse édition du village d'Ait Bouyahia (tenant du titre) que l'histoire, de cette localité, a gardé comme un exemple de réussite sur tous les plans. La victoire y est revenue pour la première fois dans l'histoire à un petit village en l'accurrence : Ath Idir qui a fait un parcourt dificile en éliminant toutes les grandes equipes pour gagner face à Thamaghoucht, l'autre finaliste qui n'a, à juste titre, pas démérité.
Extrait de : http://fr.wikipedia.org/wiki/Beni_Douala


En lisant les différents commentaires, je constate l’intérêt suscité par cet article et je remercie toutes les personnes qui y ont contribué.
Sachez que je ne suis pas l’auteur de cet article, je l’ai tiré de l’encyclopédie libre Wikipédia.
Mon objectif en l’incluant était de parler de mon village AIT – BOUYAHIA et non pas m’approprier Béni-Douala. L’encyclopédie est bien libre (à vous de le changer ou de le modifier). (il a été modifier récemment)
Je ne suis pas historien et sachez que j’apprends avec vous et toutes les contributions qui ont suivi m’ont éclairé encore plus et j’en remercie les auteurs.
Je ne peux et je n’ai aucun droit de censurer qui que ce soit ni n’importe quel article (sauf pour atteinte à ma personne) donc je vous laisse à vos plumes et je vous remercie.

16 commentaires:

Anonyme a dit...

Ah, voila un article fantaisiste repris de wikipedia, encyclopédie libre, dont certainement l’auteur est une personne d’Ath-Bouyahia. Cela apparaît bien par le fait de se venter être les maîtres incontestables de la ville de Larbaa n’Ath-Douala (pour ne pas généraliser, mes respects pour le village Ath-Bouyahia). Il croit que même le souk appartient aux Ath-Bouyahia, alors pourquoi ce souk n’est pas connu sous le nom de Larbaa n’Ath Bouyahia ? La réponse est simple, parce que Ath-Bouyahia n’existait pas avant l’existence du Souk Larbaa. Pour comprendre cette réponse énigmatique, on est contraint de faire un survole historique sur la région et la ville de Beni-Douala :

- La ville de Laarba Ath Douala comme l’indique son nom, avant qu’elle soit crée comme petite agglomération prenant progressivement, avec le temps, l’aspect d’une petite ville qui se développe jusqu’aujourd’hui, doit son toponyme à l’existence d’un marché hebdomadaire qui se tenait chaque mercredi de la semaine. La création du marché de larbaa à été l’œuvre d’un commun accord entre les tribus formant la grande tribu des Ath-Aissi dont elles sont issues puis fractionnées avec le temps pour l’occupation d’un espace géographique dont les limites seront naturelles la separant par des ravins ( ighezrawen) des Tribus voisines telles que celle des ouadias au Sud, celle des Maatkhas à l’Ouest , celle des Abid Chamlal au nord et celles des Ait-Yirathen et Ath-Ouacif à l’Est d’ailleurs séparée par la Vallée de Aissi (actuel oued Aissi s’étendant jusqu'à Takhoukht).
Mais l’étymologie du nom Douala est difficile à décrypter, nous savons que (Ath )veut dire les descendants,
(Douala) peut être est le nom du fondateur de la tribu, à ne pas confondre d’ailleur avec le nom de la capitale du Cameroun qui veut dire tout autre chose ; d’ailleur l’auteur de l’article qui prétend que la ville de Beni-Douala appartient aux Ait-Bouyahia reléve de la fantaisie, de l’idéalisme fantôme et cela peut même entraîner la falsification de l’histoire de la région, tout mes respects pour les gens sincères de Ait-Bouyahia

- L’origines de la petite ville Larbaa doit son nom et son histoire à son souk d’où le nom Souk Larbaa n’Ath-Douala (Le marché du Mercredi des fils de Douala), qui rassemblait les gens des différents village de la région chaque mercredi de chaque semaine ainsi, ce marché est chargé d’événements historiques que nous développeront plus tard. La création de la ville a été l’œuvre de l’autorité coloniale française, en bâtissant maisons pour le Caïd et son Khodja, le Garde Champêtre et les goumiers qui les épaulaient, et en ouvrant des routes . En 1950, l’Administration coloniale finance la reconstruction de la mosquée d’Akal Aberkan, travaux achevés en 1953, soit une année avant le déclenchement de la révolution 54, alors qu’avant elle était dans son état traditionnel telle qu’elle fut bâti par Cheikh Adelsi ( originaire de Dellys) personnage marquant de la Rahmania dans la région. Puis, c’est la S.A.S. (section d’administration sécialisée) commandé par le Capitiane Oudinou qui implanta des Barraques militaires sur la placette du marché et petit à petit édifia les bâtiments des bureaux administratifs et militaires, le grand bâtiment de la brigade de la gendarmerie, des locaux de tortures, la poste, des foyers de jeunes, une salle de cinema….etc

-Comme nous l’avons dit en haut dans l’étymologie du terme Ath Dwala, le nom Douala indique l’ascendant des Ath-Douala qui sont descendants de l’homme qui s’appelle Douala et dont les origines sont obscurs, mais les Ath-Mahmoud ont pour leur ancêtre Mahmoud, les Beni-Zemenzer ont pour ancêtre Zemenzer et les Beni-Aissi ont leur ancêtre Aissi , mais ce dernier est l’ancêtre de la tribu mère c'est-à-dire l’ancêtre commun des tribus qu’on a citées, ainssi nous pouvons prétendre que Mahmoud, Douala, Fayed (ancetre de la population du grand village Taguemount-Oukerrouche, Ath Amar Ou Fayed citée par des historiens comme Hanoteau et Létournau, Nil Robin, Mouloud Gaid…) et Zmeznzer seraient les fils de Aissi. Aissi est le patron de toute la contrée de la grande tribu Ath-Aissi. On retient deux toponymes qui indiquent sa qualité de patriarche : Assif Aissi (Oued Aissi) qui se prolonge de Hemmam -Adni jusqu'à la fin des limites des maquis de Takhoukht ; et Ighil-Aissi qui consiste en une roche vénérée à Taguemount-Oukerrouche. C’est deux lieu nous indiquent précisément un territoire en extension occupé par Aissi, il serait être le premier qui a habité la région à une époque, peut-être, ou des berbères fuyant les menaces des invasions des tribus barbares arabes hilaliens. Ath-Aissi est cité par,ibn Khaldoun, parmi les tribus des Zouaouas occupant les massifs du djurdjura. Larbaa des Ath-Douala a été par excellence le centre d’attraction et si on peut dire la Capitale économique, politique, culturelle, organisationnelle et sociale des Ath-Aissi. Conformement à la memoire colléctive de nos anciens, il y a lieu de citer trois lieux ou se tenaient les réunions des amines des tribus des Ath-aissi : Souk de Larbaa, Taguemout-Oukerrouche et Ighil-g-Nnaren des Ath-Yidir et d’Ighi-Mimoun. Il existe une fontaine au village Ighil-Mimoun dite « Thala Ath Douala », la fontaine des descendants de Douala, son eau coule à merveille jusqu’à nos jours, bien aménagé, et que les villages voisins au moment des pénuries venaient s’approvisionner. Ce petit village est le plus respecté dans la région, car il est respectif et respectueux, alors qu’il était un grand village démographiquement dans le temps, selon les témoignages des anciens. Il est vraisemblablement l’un des villages les plus anciens des Ath Aissi. Ces donnés nous indiquent probablement que l’ascendant Douala habitait ce coin avant qu’il devient sous le nom de Ighil Mimoun et les anciens du village Ighil-Mimoun serait les vrais premiers descendants de Douala d’où le nom de leur fontaine bien aimée.

- Pour l’auteur de l’article dont quelques renseignements sont erronées, qu’il sache que le village Ath-Bouyahia a été fondé bien après quelques siècles aprés beaucoups de villages des Ath-Douala. La mémoire collective nous apprend que l’ascendant des Ath-Bouyahia ( formant les village Ath-Bouyahia, Amsiouene, Ath-Bouali et quelques familles à Taddert-Oufella et à Taguemount-Azou) est le Wali Sidi Abdellah Ou Hssen, pas Abdellah ibnou Hassane, déformation arabisée du nom d’ailleurs qui est l’œuvre de quelque fanatiques panarabistes et baâthistes. Alors venu du village Igourés de la tribu Ath-Yahia de Michelet autrement dit de la grande confidération des Ath-Manguellat, berceau du maraboutisme soufiste du 16eme et 17eme siecle, issue du mouvement confrérique des Zouaoua, ayant été formé à la timammart de sidi Ali Ou Taleb au village Koukou. Après la chute du Royaume de Koukou, les grands Machayikhs des confrérires décident d’organiser les villages de kabylie sur les bases des valeurs de l’Islam et des coutumes ancestrales (berberes) de kabylie. C’est ce qui explique d’ailleurs cette propagation des marabouts dans toutes les regions et villages de kabylie. Sidi Abdellah Ou Hssen, l’un des missionnaires chargé d’accomplir sa mission chez les Ath Aissi en amenant avec lui des adeptes et des servivteurs qui étaient soldats à la forteresse de Koukou et qui se retrouvaient au chômage après la chute du royaume, il leur procure la protection des vengeances de la population du Aârch Ath-Manguellat. S’installe à Akal Aberkan sous l’accord de Chamloul, chef de la tribu de Ath-Mahmoud et fonda sa Timammart (zaouiya). Il choisit sa demeure au village actuel Ath-Bouyahia par nécessité d’existance de points d’eau pour y bâtir des maisons et travailler la terre avec ses enfants et les gents qui l’accompagnaient. La position de l’ancien Village d’Ath-Bouyahia nous montre d’ailleurs qu’il est situé sur le territoire d’Ath-Mahmoud dont leurs voisins limitrophes sont les Ath-Smadh formant les trois villages : Thimegunounin, Ath-Lhadj et Ath-Khalfoun.

- La, nous ne pouvons parler de l’histoire de Larba des Ath-Dwala sans en parler en générale de celles des Ait-Aissi, parce que de tous les temps Larbaa des Ath-Douala a été par excellence le centre d’attraction et si on peut dire la Capitale économique, politique, culturelle, organisationnelle et des Ath-Aissi, et sa position stratégique constitue le point de reliement de toutes les tribus sœurs et surtout en période de défense contre l’ennemi étranger. Conformément à la mémoire collective de nos anciens, il y a lieu de citer trois lieux ou se tenaient les réunions des amines des tribus des Ath-aissi : Souk de Larbaa, Taguemout-Oukerrouche et Ighil-g-Nnaren des Ath-Yidir et d’Ighi-Mimoun et Akal Aberkan à la mosquée dite Ldjamaa OuDelsi.

L’événement marquant est celui de l’unification des tribus kabyles en confédérations par Hadj Ahmed Zamoum, le chef de la tribu des Iflissen Oumellil des Isser. le souk de Larbaa vers la fin de l’année 1830 lors du siège d’Alger par l’armée coloniale française répond à l’appel de Hadj Ahmed Zamoum, pour prendre les armes et défendre la métidja. La réunion de la confédération des Ath Aissi s’est tenue à Souk Larbaa, plus de 500 combattants volontaires armés de fusils sont mobilisés sous l’appel des chouyoukh au dhihad. (voir le tableau de l’organisation politique et milaire dréssé par Dumas en 1847, histoire d’algerie coloniale, dont il dénombre 500 fusils portés par les Ath-Aissi).

Les Ath-Aissi soutenaient le lieutenant de l’Emir Abdelkader en Kabylie, il s’agit de Ahmed Tayeb Ousalem des Ath-Jaad de Bouira, épaulés par Belkacem Oukaci et Hadj Ahmed Zamoum. Les réunions des Ath-Aissi se tenaient tantôt au Souk Larbaa tantôt à Ighil g-Nnaren, la proclamation du Djihad est faite par Cheikh Adelsi, moqadem de la Tariqa Arrahmaniya à Ait-Aissi, il a été formé à la Zaouiya de cheikh Sidi mohamed Ben Abderrahmane à Ath-Smail de Bougni par le successeur de ce dernier, cheikh Ali ben Aissi, père de Lalla Fatma n’Soumer et époux de Lalal Khdidja.Il rayonnait la Zaouiya d’Akal Aberkan, Bâtit sur les lieu la mosquée d’Akal Aberkan connue autrefois sous le nom de El-Djamaa Adelsi, puis édifia une Zaouia au village Aith-Bouali et de même un mosquée. Ce cheikh originaire de Dellys etait un infatigable, proclama le djihad et rassembla des centaines de combattants volontaires des Ath Aissi et des maathkas et ouadhias. Il était à leur tête ; jusqu'à la reddition de l’Emir Abdelkader, Il choisit l’exil vers Damas avec quelques de ses compagnons à fin l’année 1947(il a été cité avec chikh Seklaoui des Ath-Irathen par Mohamed Seghir Ferradj dans Histoire de Tizi-Ouzou et de ses régions).

Vers octobre 1856, le general Randan, avec son armée, était en route pour soumissionner la kabylie, arrivant à Larbaa des Ath-Douala, implante son camp sur la placette du marché. Les hommes du village deTaddert-Oufella alertèrent les villages du bas : Ighil-Mimoun, Ath-Yidir et Ath-Bouali. Ces derniers envoyèrent quelques hommes aux Ath-Yirathen leur demander des renforts de soutient pour combattre l’armée française ; entre-temps le soir, la nuit, c’est les hommes de Taddert-Oufella qui commencèrent les attaques d’attentat contre le camp par surprise, en blessant un capitaine et tuant deux ou trois soldats. La réplique de l’armée fut farouche, Taddert-Oufella perdait quelques hommes. Le lendemain matin, les renforts des Ath-yirathen arrivèrent et tenaient un regroupement à Ighzer-Imoula, ravain au coté bas de Tala-Khlil et Ath-Bouali et Amsiouen, ils prirent l’union avec les hommes des Ath-Douala à Ighil g-Nnaren et ont attendu jusqu’à la tombée de la nuit. Au moment opportun, les attaques ne furent que commencer, durant toute la nuit des échanges de tirs se répètent, et il y a eu des pertes des deux cotés, jusqu’au lendemain nos contingents battaient en retraite. Les renforts des bataillants aux canons et cavaliers arrivèrent à partir de Beni-Aissi, après une pose de repos, l’armée en grand nombre commençait son offensive village par village. Le premier jour, ils lancèrent des coups de feu de canons sur le village Taddert-Oufella, brûlant les maisons, et les récoltes . Les repostes de nos rebelles étaient courageuses mais faible devant les grosses armes des français. le village fut assiégé. Puis de même pour les villages Ikhouchathen, Ighil-Mimoun, Ath-Yidir et en Fin Ath-Bouali ou l’armée Française menace de brûler le sanctuaire de leur ancêtre. Au même moment déjà des bataillants français se dirigèrent vers Adni, de loin, lancèrent leurs coups de canons en mettant des feux sur leurs champs d’oliviers, ce qui poussa les combattants des Ath-Yirathen à rejoindre leurs collines pour défendre leur région. Ainsi la soumission des Ath-Douala fut après dix jours de révolte armée, de jours comme de nuit. Le chef du village Ath-Lhadj dit Hadj Slimane tente de soulever de nouveau les Ath-Mahmoud et les Ath-Douala mais cette tentative a été vite étouffée par l’armée coloniale. L’armée française satisfaite de la réussite de leur mission, rejoint leur caserne à Tizi-Ouzou. Le marché de Larbaa fut évacué et les corps des combattants morts sont enterrés dignement. (source : revue africaine de 1901, rapport du colonel Nil Robin sur la révolte des Ath-Douala). Cette révolte fut l’avant dernière, avant la chute de Larbaa n’Ath-Irathen en juillet 1857.

L’événement le plus important dans l’histoire de la Kabylie, est l’insurrection générale de Kabylie de 1871, menée par Hadj El Mokrani et Aâziz fils du cheikh Aheddad, soutenu par ce dernier en proclamant le djihad jusqu’à chasser le colon français au delà de la mère. L’insurrection s’étendant même à d’autre région d’Algérie comme Msila, Boussaâda, Médéa, Sétif et Constantine. La réunion des Ath-Aissi s’est tenue à Larbaa Ath-Douala, le jour même du marché, c’etait les chefs des Ath Oukaci qui mobiliseront la région avec l’influence d’un cheikh des Ath- Anan des Ath Zmeznzer qui proclamaient au Souk le djihad en expliquant ses causes. Des contingents importants se sont formés avec les Maathkas et les Ouadhias et ont pris part à toutes les batailles. Parmis ces Batailles, celle d’Akal Aberkan (citée par l’historien Tahar Ouseddik, mouvement insurrectionnel de Kabylie 1871).
Elle se deroulait sur les champs allant des limites de la mosquée d’Akal Aberkan jusqu’à Aman Iouraghen, mais le champs de bataille s’élargissait d’avantage vers Taguemount-Azouz, ou l’armée française à bombardé la mosquée de ce village. Ses habitants furent durement châtiés en raison de leurs combattants farouches et qui se battaient pour l’honneur et la dignité. Les résultats de l’insurrection à l’echelle de toute la Kabylie, tout le monde les connaît. les conséquences se sont soldées par la perte de plus de 30 000 hommes morts au combat, en plus des déportations des centaines de chef élites vers la nouvelle Calédonie, un île lointaine au delà de l’océan atlantique. Outre les maladies et épidémies, famine et misère ainsi l’impôt de guerre qui est affligé de force aux population dépossédés de leurs biens, de leurs hommes, de leur recoltes…..

Comme disait Marx : « celui qui ignore l’histoire, il est condamné de la revivre », et l’histoire est impitoyable à l’encontre des menteurs et des manipulateurs dit-on.

Que Dieu nous guide sur la voie de la Vérité.

Je termine avec cette bonne citation de nos anciens :
« Asiakh ayawin Ath-Aissi, awer tyeg Rebbi d asiakh ».

Bon courage. Le site est bon dans son ensemble.

Amicalement Elias.

Bibliographie :
- Ibn Khaldoun, histoire des berberes
- M.Daumas, histoire de l’Algerie coloniale 1847
- A.Hanotau, coutumes et traditions kabyles
- Ibn Al Baytar, Hornement des êtres humains au 19eme siecle
- Mohamed Seghir Ferrradj, Histoire de Tizi-Ouzou et ses regions 1990
- Nil Robin, Revue africaine de 1901
- Henri Génevois, monographie de Taguemount-Azouz, 1976
- Said Boulifa, le djurdjura à travers l’histoire 1930
- Tahar Ouseddik, le mouvement insurrectionnel de kabylie de 1871, réedition 2006
- Mémoire du Capitaine Georges Oudinou, le Destin du Capitaine 2008
- Mouloud Gaid, Les mourabitin d’hier et les marabouts d’aujourd’hui.

Yacine a dit...

je remmercie leauteur du commentaire, bien qu'il est un pru poignant mais révelle au moins quelques vérités et non bléssantes car il est grand temps d'assumer notre histoire. "le peuple se renforce en reconnaissant ses défauts" dit-on. Il faut faut dépasser l'analyse subjective et se remettre à l'objectivisme, au rationnalisme pour avancer et macher au diapasant des temps modernes. l'evolution vient du Savoir, de la science, de la reconnaissance de l'autre et de banir les mythes destructeurs de la cohésion sociale et aussi surtout identitaire ( nous sommes tous des Imazghens).Nous devons nous respester sur base de nos valeurs ancestrales.
Le village Ath-Bouyahia est l'un des grands villages valheureux de notre region à l'instar des autres, on a pas le droit de stigmatiser l'un ou l'autre. vive tous les villages de kabylie, vive l'Algerie et vive l'Afrique du nord.
merci pour le blog, et merci aussi à l'auteur du commentaire qui nous a vraiment donner avec beaucoups d'effort des informations historiques sur notre region, bien que demeurent insffisante, et je souhaite aux autres de contribuer à l'enrichissement de ce blog par de nombreux commentaires.
Amicalement Yacine.

malik's spaces a dit...

Bonjour

Je dirai que l’auteur, du blog fait un travail remarquable, et je le remercie pour ca, se donne vraiment pour faire de ce blog non seulement une vitrine pour le village d’ath bouyahia, mais un espace d’échange. Kamel, l’auteur du blog ouvre, ainsi, un espace ou la censure n’est pas de rigueur, ainsi les commentaires deviennent plus que utiles : corrigent, rajoutent et améliorent cet espace.

Le commentaire signé anonyme me paraît plus constructeur que blessant et je suis certain que Kamel est de mon avis, je n’ai aucun doute sur ce point. Je tiens à remercier l’anonyme pour la richesse de son commentaire et son abnégation à donner en détail et avec références les éléments de l’histoire de notre région.

Merci a toi Kamel
Merci a ceux qui participent de prêt ou de loin a ces échanges.

Malik

Elias a dit...

merci malik pour votre intervention avec votre sens d'objectivisme et de sagesse. Je n'ai pas l'intention de dévaloriser le village Ath-Bouyahian, bien au contraire pour moi est un village phare de la region, voir meme de toute la kabylie par leur sens d'organistion et leur passé historique incontestable, il n'ya qu'à voir la contribution infatiguable et impréssionante du village durant la revolution 54. Oui c'etait les premiers moudjahidines du village Ath bouyahia qui sont chargés d'assurer la securité de la prmiere réunion historique de la Zone III (WilayaIII) à Larbaa en juin 1955. Une réunion qui regroupait Krim Belkacem, Amirouche, Dehilés Slimane, Aderahmanr Mira, Ali Zamoum...etc pour debattre la strategie militaire à operer pour reccupere des armes de l'emi français.Les temoins de l'epoque gardent toujours le souvenir. Donc, je suis sûr que vous n'alliez pas m'en vouloir par mon premier commentaire.
Je vous souhaite bon courrage Kamel Harrani pour votre Blog, c'est génial surtout avec les belles photos de votre village, c'est vraiment splandide. Bonne continuation.
Amicalement Elias.

tamani a dit...

il faut pas oubliè notre valeureux cheikh el hadj said ath yahia tamen des ihasnawan,originaire des ath yahia berçeau du soufisme a sa tete cheikh mohand olhocine a qui disait "avant de venir me rendre visite paissait dabord chez el hadj said ath yahia des ihasnawen" erudit dans sa khalwa,il est mort en 1870 il repose dans un lieu sacrèes a hasnawa salut ramdane

Anonyme a dit...

La confrérie de la rahmaniaya conptait des chikhs de marques à l’instar de hadj said Ath yahia évoqué par Tamani, un érudit d’ihasnaouen, meconnu à notre connaissance. Je dirai meme des noms de famille à ihesnaouen comme Khelouat ou kheloui, proviennet sans doute du terme Thakhalwith ou lkhelwa, une sorte de coin ou s’isole un chikh soufi pour méditer les noms d’allah j’usqu’à atteindre sa lumiere dans un sens spirituel. Cette pratique est une particularité de l’ordre de la confrérie Rahmaniya fondé en kabylie par Sidi mohamed Ben Abderramane Bou Qabrin de la tribu des Ath Smail à Bohni. La purification de l’ame est l’objectif fondamental de ce rite, mais pas à pratiquer par l’importe qui.
Si Ihesnaouen m’etait compté, Ath yahia , sol du chikh mohand ou lhocine, le sage philosophe de la ra hmania, témoin de l’islam en kabylie.
J’ajouterai mois aussiquelques noms des personnalités rahmanites présque oubliés dans notre région Ait-Aissi . d’entre eux : Sidi M’hend Oussadoun de Taguemount-Azouz et également Yemma Melkhie ; l’érudit Chikh M’hed Oulhadj Slimane du Village Ait-Bouyahia mokadem de la zaoui du chikh Mohand Oulmukhtar des Ath yani, et surtout chikh mohand ouali Elkadhi de Bouhinou, le plus influent des propagandistes à Tizi_Ouzou, lors de l’insurrection du Grand chikh Aheddad……..etc

La rahmania est répandue dans tout le territoire algerien. Selons les historiens de la periode coloniale, cette confrérie représente 50 % du nombre des zaouias des confréries éxistants au 19 eme siecle.

Je souhaite bien que nos historiens spécialiste multiplient leurs recherches sur la Rahmania comme il le faisaient pour la Qadiria, la Chdlia, la Sounoussia, la Tidjania…etc. Et l’urtgence aussi de sauvegarder le patrimoine poetique kabyle des Khouans qu’à travers des siecles reste toujours dans l’oralité.

Hamid a dit...

Enfin, je trouve un blog très intéressant qui touche presque à tous les sujets préoccupants. Je peux dire que c’est la première fois que je trouve sur Internet une brochure de commentaires qui aborde l’histoire de notre région, celle de la grande tribu des « Ait-aissi », la région d’Ait-Douala au sens large de son étendue. Je suis un passionné de l’histoire, mais j’avoue que je ne suis pas historiens pour en juger la justesse de ces commentaires détaillant notre passé, telle qu’elle a été développée par Lias et dont je ne remettrai pas tout à fait en cause, mais je me permet quand même d’exprimer quelques critiques :
Quand il a développé son récit sur la constitution de la confédération des Ait-Aissi, j’aurai souhaité qu’il indique la source : c’est bien Adolphe Annoteau qui a récapitué les tribus de Kabylie constituant les confédérations (Thiqbilin) et cela à la fin du 19 eme siecle.
Concernant l’etymologie de « Douala » qu’il considère étant le patronyme de l’ascendance de la population des Ait-Douala et qu’il a indiqué en se basant sur la toponymie, science nouvelle qui traite à définir l’origine d’un lieu, d’ailleurs il signale l’existence d’une fontaine au village ighil-mimoun qui porte le nom à ce jour, je crois qu’il y a d’autres interprétations à cet étymologie, mais je pense que l’analyse de Lias est édifiant mais aussi dans la mesure ou il serait convenable de vérifier l’origine de l’appellation de cette fontaine auprès des vieux d’Ighil-mimoun, et jusque là, toute les hypothèses permettrons de dire le contraire.
Même si il a respecté un ordre chronologique en relatant les faits les plus marquants, je dois dire qu’il a grillé en jetant aux oubliettes la période ou la Kabylie était sous le régime turc.
D’autant plus, il a aussi oublié de citer l’insurrection de Boubaghla et de Lalla Ftama nsoumer à laquelle les ait-Aissi ont prit part et ont fournis des contingents de combattants redoutables, à l’exemple ceux des Ait-Mahmoud et des Oudhias qui se distinguaient lors des combats les opposant aux forces armées de Randan dans les pleines des Ouadhias. Les seines ont été décrites par un poète d’Ait-Bouyahia, il s’agit de Hadj mohamed Bachir (voir l’ouvrage d’Anoteau : les poèmes kabyles d’antan, téléchargeable dans la bibliothèque sur le Site : www.makabylie.com)

Dans le même sillage que Lias a éclairé quelques points de notre histoire, j’apporte ma brique en contribuant à combler le vide de la période turque, omise ou laissé par Lias, que je considère aussi importante et à ne pas négliger lorsqu’il s’agit de reconstituer les pages de notre histoire. Je me baserai sur l’ouvrage de Nil Robin : La Grande Kabylie sous le régime Turc, notes de Alain Mahé, édition Bouchène 1999 :

Lorsque les turques, à travers leurs chefs marins Arroudj et Khair Ddin, firent leur apparition dans le pays qui devait devenir la Régence d’Alger « Wilayat Al-Djazir » vers 1516, la Grande Kabylie reconnaissait déjà l’autorité de Ahmed Belkadhi, fondateur d’un Royaume, dont la résidence est sise au village Koukou « Thazouts L-qalaa » dans la tribu des Ait-Yahia (Ain El Hammam). Après la prise de Bougie par les Espagnoles en 1510 et l’anéantissement ou la dispersion des derniers descendants de la composante royale de la ville de Bougie (les Hafcides), les kabyles se trouvaient dans la nécessité de s’unir pour combattre les espagnoles infidèles, qui étaient venus s’établir sur leur sol, et lui auraient donné tous les moyens d’affirmer son autorité. Mais ce roi de koukou et ses successeurs apparaissent tantôt alliés des turques pour combattre les espagnoles, tantôt leurs redoutables ennemis. Je crois que cela s’explique par la non reconnaissance de toutes présence étrangère dans le pays.
Durant les premiers temps ou le royaume de kouou était à son déclin, la plupart des tribus de Kabylie étaient indépendantes de tout pouvoir central et étaient dirigées par des chefs de tribus par influence des marabouts soufis ; mais il y avait encore des descendants de la lignée des Belkadhi connus sous le noms des Boukhettouch (hommes à la lance), guerriers hostiles à l’occupation turque avant d’être définitivement balayés par les beys dans la seconde moitié du 18 eme siècle de la vallée du Sébaou, ou il possédaient des assises foncières dans les plaines. Ces Boukhettouch permirent pendant quelques années à redorer le blason de leur famille les bekadhi en lutte contre les janissaires, qui multipliaient leurs expéditions militaires en kabylie. C’est Ali Khodja (Ali l’ecrivain), ce notable du régime turc, qui, organisant les makhzens des Amraoua (sorte de garnison de soldats) dan la vallée de Sebaou, liquida définitivement le fief des Boukhettouch et permis du même coup aux Turcs de fonder les premiers établissements en grande Kabylie entre 1720 et 1730.
Donc, au début du 18 eme siecle, les turques fondèrent des établissements permanents dans la vallée du sebaou et dans celle de l’oued Boughni, parmi eux, le bordj Tazaghart sur la rive droite du sebaou, en face du confluent l’oued Aissi, à coté de ces Bordj (forts) une sorte de grande ferme servait à l’exploitation des terrains baylik de Timizar leghbar enlevés aux autochtones. Ces établissements servent aussi à stocker les grains et les animaux donnés par les kabyles à titre d’impôts. Cet Ali khodja a qui l’on doit la fondation du bordj sebaou, dont le non signifie Ali l’écrivain ou secrétaire, ayant été caid dans ce pays et ayant étendu la domination de son maître le Dey de la Régence d’Alger. Il installa une garnison de negres, qui est celle des Abid Chamlal, et prés du bordj boghni il installa aussi une garnison des Abid Ain-Zaouiya. Ces Caida sont relevées du Bordj Sébaou et ce derniers lui-même releve du bey du Tittery (medea). Il faut rappeler que les turc ont organisé le nord d’Algérie en trois départements (Baylika) : le bey de Constantine, le bey d’Oran et le bey du Tittery (media). Ces trois gouvernorats sont rattachés à la Régence d’Alger commandé par le Dey, la haute hiérarchie autoritaire turc en Algérie.
Les bordjs et les smalas (les forteresses et les garnisons) turcs en Kabylie comportent des makhzens, troupes supplétifs recrutés de toutes régions servant les caïdats du régime turc. Ces bordjs commandés par des Caïd, nommés par des beys, consiste leur rôle dans le contrôle des régions soumises à l’impôts, assurent le maintien de l’ordre et la perception des impôts, comme aussi ils sont chargés de contrôler la circulation des populations : un kabyle qui se déplace à Alger, quelque soit le motif, doit payer l’impôt de laisser passé au makhzen. ; le montagnard qui veut labourer la terre dans la plaine payera l’impôt. C’était cette attitude de représailles qui poussa beaucoup plus les tribus à se révolter, en s’attaquant plusieurs fois aux bordjs. A l’exemple du Bordj de Boghni fut complètement détruit par la tribu des Ait-Smail. Plusieurs tribus étaient déterminées à s‘entêter de ne point payer les impôts à l’exemple des Ait-Aissi, les Ouadhias, les Ait-Oaucif …etc. On verra bien que des expéditions armées ont été conduites par des beys dans le pays afin de soumettre les tribus kabyles à l’impôt et à reconnaître cette autorité ; mais cette soumission n’était que partielle et après des confrontations sanglantes touchées les deux parties en guerres. Et c’est dans ce contexte que nous aurions la possibilité d’éclairer certains points historiques ayant attrait à la résistance des Ait-Aissi contre l’occupation turc du sol kabyle :

En 1745, le gouvernement d’Alger, qui avait à sa tête Brahim Pacha, décida d’entreprendre la conquéte de toute la contrée montagneuse qui s’étend de Oued Aissi à l’oued Bougdoura, entre les amraoua (tizi-ouzou) et la vallée de Boughni (oued boughni). Alors deux colonnes de l’armée turc, l’une commandée par Ahmed Agha, l’autre par Ali bey du Tittery (medea), prennent l’expedition en montant les pontes difficiles des Ait-Zmenzer et celles des Ait-Aissi du coté Aguemoun et Tighzert qu’ils réduisent ces deux tribus à l’obéissance après les dures combats. Les Ait-douala à leur tour n’ont pas pu faire face et ont été soumis, sauf les villages Taguemount-Azouz et Ait-Khalfoun de la tribu d’Ait-Mahmoud purent opposer une résistance si dure, qui poussa d’ailleurs les colonnes turcs à retourner sans avoir pu à s’en emparer. Je suppose que les champs de bataille se déroulaient au lieu dit « Jouadh », cette l’appellation existe à ce jour, dont la signification je crois c’est la noblesse de l’épée, et peut-être c’est en hommage à ces guerriers des Ait-Mahmoud que le lieu fut appelé ainsi.
Sur ces entrfaits et l’échec consommé, le bey du Tittery fut révoqué et c’est Mohammed ben Ali Addebbah (l’egorgeur) qui fut nommé à sa place en 1745. Ce nouveau bey connu sous le surnom « l’égorgeur », auquel la tradition orale des kabyles lui attribue tous les faits saillants, qui est resté pour les kabyles dans le souvenir de représentant du régime turc. La légende lui attribue le fait d’avoir égorger des brigands, malfaiteurs, agresseurs et criminels, à chaque fois qu’une plainte est déposée auprès de son autorité. Alors, ce bey put donc continuer, avec des moyens plus puissants, l’œuvre qu’il a commencé. Comme successeur, réussit à rallier quelques tribus en attachant à son parti quelques marabouts ; ceux-ci par leurs influences, lui procurèrent l’alliance, et voir même les tribus ralliées lui fournirent des contingents pour toutes ses expéditions.
Suite à l’échec qu’on a cité en haut, le bey mohammed voulu entreprendre une nouvelle expédition avec la prise de part de la colonne armée de Ali Agha . Les deux colonnes importantes prennent leur chemin vers les Ait-Aissi , furent leur regroupement à Alma d’Ichardiouene et marchèrent en descendant vers Taguemount-Azouz qui fut soumise après une dure bataille, ainsi que le village voisin Tizi-Hibel, puis s’en suivirent d’autres villages.
Cet impitoyable bey n’était pas satisfait de ces résultats, voulu alors entrprendre de soumettre les confédérations des Zououas : les Ait-ouacifs, Ait-yani et Ait-irathen. Mais avant celles-ci, il soumettra d’abord les Ait-Ouaguenoun, Ait-Mekla, et la redoutable tribu des Ait-Jennad, mais avec cette dernière il a traité la paix en renonçant au payement des impôts. Par cette ruse, en se débarrassant du danger de cette tribu qui le guettait, il tourna ses armes contre les Ait-Irathen, la tribu la plus puissante. Ces derniers harcelaient constamment la garnison turc de Tazaghart (le bordj de Tazaghart), et en plus de cette raison ce bey reprochait aux Ait-Irathen d’avoir poussé leur voisins les Ait-Aissi à la révolte contre son autorité. Les Turcs attaquèrent les Ait-Irathen à partir des crêtes d’Adni et ils avaient refoulé les contingents kabyles et ainsi pénétrèrent même dans les villages. Et c’est en ces moments que le bey Mohammed ben Ali addebbah est frappé d’une balle à la tête où il trouvera la mort sur le sol des Ait-Irathen. Il y en a des sources qui disent que c’est un homme kabyle enrôlé dans l’armée turc qui le tua par mécontentements de son attitude envers les siens. Le secret fut caché de peur qu’i soit divulgué au milieu des soldats et d’éviter tous désordres et paniques. Les deux colonne retournèrent avec le corps du bey vers le Tittery et rendent compte au Dey d’Alger.
Il faut noter que le jeu diplomatique des marabouts de Kabylie avec les autorités turc qui servaient d’intermédiaire, se faisait dans le souci d’arrêter l’écoulement du sang par ces guerres intrépides, en faisant des compromis à titre symbolique consistant à payer l’impôt au temps qui leur convient. De laisser libre circulation des population d’une tribu à l’autre surtout pour des raisons commerciales. Tout cela se faisait sous la couverture de l’anaia de ces marabouts, et il arrive même parfois, c’est eux qui s’enchargent de remettre ces impôts au makhzen turc.
Je doit noter qu’à Beni-Aissi, au village Ait-Hagoun, la tradition orale dit que dix soldats turcs ont été égorgés par des rebelles de la région sur les lieux ou se trouve une fontaine que les vieux lui donnent l’appellation « Thala imezliyen » fontaines des égorgés. Je suggère deux hypothèses, selon mon point de vue : la premiere qu’il se peut que ce groupe de soldats du makhzen turc était de route, chargés de prélever les impôts aux Ait-Aissi, alors que les rebelles leur ont tendu une embuscade prés de ladite fontaine ou ils sont éxecutés sur le coup et peut-être serait-il un message au bey mohamed Addebbah « l’égorgeur » en signe de vengeance contre l’expédition ou le village tighzert avait été complètement détruit. La deuxième hypothèse, il est probablement que dans l’expédition d’Ahmed Agha et du Bey Ali qu’il y eut ce coup fatal. Le message démontre la détermination de ces rebelles à l’insoumission absolue.

Telle est ma modeste contribution. Je souhaiterai qu’elle sera édiffiante et enrichissante d’avantage à l’instar de mes semblables intervenants et je souhaite à tous bonne lecture.

Je remercie énormément l’auteur de ce blog.

Modestement HAMID.

Yacine a dit...

Au moment ou je visite de nouveau ce blog, je découvre d’avantage la richesse d’informations précieuses sur notre histoire locale qui est bien sûr indissociable de l’histoire de notre chère patrie, l’Algérie de Bouloughin fils de Ziri fils de Menad.

Les lecteurs se souviennent sûrement de mon intervention suite au commentaire de LIAS. Je ne me suis pas trompé quand j’ai dit ce survol historique est insuffisant, bien qu’il est riche il n’est pas exhaustif et il est aussi critiquable. Je découvre d’autres qui se suivirent, surtout celui signé par Hamid. Il a comblé un grand fossé, la période turc méconnue à notre connaissance et la période de l’apparition de Bou baghla et Fatma n’soumer déclencheurs des insurrections anti-coloniale française de 1851 à 1863 auxquelles notre région a prit part d’avantage. Nos anciens ont beaucoup souffert des menaces étrangères, des guerres sans merci ou ils ont payé un lourd tribut, et aussi des aléas de la nature de cette terre montagneuse, rude, qui les a forgé tels que ces rochers montagneux de Ferratus (djurdjura) comme elle a été nommée par les romains dans leur temps «la montagne de fer ».

Je tire un grand chapeau à Hamid qui nous a indiqué sa source, j’achèterai ce livre incha Allah en souhaitant qu’il soit disponible dans les librairies. Quant au livre «  la poésie kabyle d’antan » écrit par Hanoteau en 1867, dont il note le grand poète d’Ait-Bouyahia El-Hadj Mohamed Bachir, je l’ai chez mois, il a été réédité avec annotations par M’hammed Djellaoui, et je trouve dans ce livre d’autre poètes de la région comme El-Hadj Rabah de Taourirt-Moussa Ouamar. J’en ferai un aperçu et je parlerai un peu de l’histoire de la Rahmania chez les Ait-Aissi ; et d’ici là, je prendrai un peu de temps de récolter  les informations nécessaires.

Il m’a été donné de constater que Hamid à l’instar de Lias, ils ont recours parfois à la tradition orale dans leur récit en évoquant des noms des lieux chargés d’événement. Les informations recueillies auprès des personnes âgées sont importantes à ne pas négliger, mais ils doivent être traitée avec analyse. Cela me rappelle une citation du grand écrivain philosophe Malien, Amadou Empaté Ba : «  chez nous en Afrique, on a l’habitude de dire, chaque vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle ».

Cette fois ci, avec l’aimable permission du propriétaire du blog,j’apporte moi aussi ma petite contribution par un poème de notre bien aimé Matoub Lounès, dédié aux villages de sa région, en imaginant comme si c’est lui qui nous rend visite dans ce Blog.

Notre illustre poète Matoub Lounés, que Dieu ait son âme, disait : « Je suis le déterreur de l’histoire insoumise… ». Et je propose que cette partie de notre chère histoire déterrée par ses auteurs intervenants dans l’anonymat ou sous pseudonymes soit un vibrant hommage à notre cher regretté Lounés et tous les militants des causes justes.

Lounés aimait énormément sa région qu’il ne quittera jamais. Tombé en héros a Tala Bounane, sur le sol des siens, le sol ou des centaines de martyrs « chouhadas » de la révolution 54 ont laissé leurs bonnes âmes. L’âme de Matoub Lounés est ancrée dans nos foyers, nos ruelles, nos places publiques, chez les esprits de nos jeunes générations, de nos femmes et de nos vieux….Nul ne peut dire le contraire que Lounés est l’unique artiste qui dédia un poème, hymne, en hommage à sa région, alors qu’il était trés jeune à la fin des années 70, lorsqu’il composa cette belle chanson, dont il a exprimé son admiration pour sa région ou il sillonna ses villages un par un et évoqua leurs vertus. Voici le texte du poème dans son expression amazigh que j’ai essayé de transcrire avec les lettres latines :

C’est Lounés qui vous chante :

Swac’akka nebdu leghwna
Af tudder marra
Labudd at t-id nfekker
Kem aTawrirt Mussa
Din i d-tturebbagh
Tefkidhed irgazen d lehrar
wAllah ar yissem ay nettghalla
yerna anda nella
isem-im deg mi i-d-yezzewer
Laäquba r-Rebbi nâanna
Anelhu qwbala
Laâyub fella-gh aten isser
Andewwer gher Tagragra
Ur nzeggel ara
Ttaddert seg id-yeffagh laânser
D imrabdhen n lbaraka
Ssaghen-aghed lherama
Ayen n dir ghursen yeffer
Agwni Arus nâadda s yinna
Tizi Hibel ayatma
I titt tbaned am lefner
Iqublitent-id djurdjura
Ixezzen isefra
Mechur di mkul adewwar
Si Tgemmut maken inâadda
Zwaren-d s mrehba
Taqcict ilemzi d wemghar
Ssawlend wAt Dwala
D aggur l-lehna
Akal Aberkan yaâmar
Kul seggwas tella lficta
S snitra nezha
Lexwan ur hebbsen ddker
Icaediwen u fella
Negh wid bbwadda
Tagemmut ukerruc nezgger
At Mesbah sâan nniya
Rnan lherma
Sidi lhusin yak meqqwer
Nerrad azal s yinna
Itij yettekka
Nezra yebâad umecwer
Nkemmel s At Buyehia
Seg wamsiwen nâadda
S At Lhadj nruh anzer
Di Tmegnunin ay nezha
At Xelfun marra
Slan-d tiqqwict tessaâsa
D abrid bbwasif ay netba
Ar Sidi Hmed nerra
Yaâmer nerzad atenzer
Di lâanser bbuccen nesswa
Nehbes nestaâfa
Tala Xlil nebd’amecwer
Nefrawes mi-d-nemmekta
D wans’ur d-nâadda
Ttaddert ig hudd listiâmar
Taqrart seg metti tulwa
Lsas-is yeswa
Idim yessawedh s ighzer
Nnan-aghed d ttameghra
Deg At Dwala
S At Yidir nruh anehder
Tamaghuct ay d-nâadda
Fakan-aghed neswa
S at Aâli waâli nezgger
Tabudrist s titt itt-nezra
D lhal ur gh-yedja
S Ath Hlal nbedd s amnar
Gher Sidi Uwabdellah nerra
Nebbwi lbaraka
S At Buâli yennfel udhar
Ighil Mimun inezra
Cfan-d i lggirra
Ay g-ghlin dinna l-lehrar
Nuli-d Taddert Ufella
Nughaled Larbâa
Abrid gh-iggunin meqqwer
Tighzert nufa lehnana
deg Ugemmun necca
Lghac-is wAllah ar gh-iqudder
Xas akken akwl naâya
Ur nekukr’ara
S Ighi Bwezru nezwer
Nufa teccur ldjamaa
Ghran lfidya
Beggsen ad ttren anzar
Fin (Taggara)

N.B: Je suggère que toute reproduction du contenu des commentaires de cette rubrique ou même des extraits doit être soumise à l’autorisation de l’auteur du blog qui les a accueillit à bras ouverts sans aucune censure. J’espère que ce dernier sera de mon avis ainsi que les commentateurs et les fidèles du blog.
Merci, tout le plaisir est pour moi.

Cordialement YACINE

Anonyme a dit...

J’en suis ravi d’avoir lu cette rubrique, et surtout le commentaire de Yacine dédié à Lounés Matoub, notre chère regretté artiste. Oh combien ce poème me fait plaisir. Merci de l’avoir écrit sur ce blog et merci à l’auteur de ce dernier. Ce poème me rappelle le beau vieux temps quand il fredonnait cette chanson lors des fêtes qu’il animait dans nos villages.
Mais le message que je voudrais faire passer, c’est de dire aux pauvres montagnards, comme mois d’ailleurs, kabyles, chaoui, Tergui, chenouis, mozabites et chelhis, depuis la nuit des temps ils n’arrivent plus à retrouver les racines de leurs identité et nation, et cela me fait déchirer le cœur.
Je vous remercie tous.

Votre patriote, le pauvre montagnard.

Yaghmorasen a dit...

J’ai lu attentivement et avec intérêt cette brochure de commentaires riche effectivement. J’ai compris que le premier commentaire écrit sous le pseudonyme Lias est intervenu en réaction à cet extrait de l’article du site wikipédia. De mon point de vu, je ne vois pas vraiment d’importance à donner à cet article qu’on modifie à tout moment, puisque est une brochure d’une Encyclopédie libre et modifiable et qu’elle ne contient pas d’ailleurs de signature de son auteur. Si vous cliquez d’ailleurs sur le lien d’en haut, vous allez remarquer l’article à été modifié et je ne sais pas est ce que c’est le même auteur ou c’est un autre, d’ailleurs je déconseille les bloggeurs de ne pas se fier en copiant ce genre d’article.
Mais dans tous ça, je retiens un avantage, c’est que Lias nous a livré quelques éléments de notre histoire et d’autres ont enrichi cette gamme mais en même temps il faut que ces donnés soit vérifiéés avec de bonnes analyses. Je reproche un peu à Lias le fait qu’il a arrêté son récit à la période de 1872, à l’échec de l’insurrection du cheikh Aheddad. Il y a la bonne partie du mouvement national, ou on oublie Imache Amar le grand nationaliste de l’étoile nord Africaine, aussi Bedek mohamed du village Aguemoun totalement méconnu, en vous orientant d’ailleurs à la recherche sur www.google.fr, vous écrivez : « Bedek Mohamed militant nationaliste à Lyon dans les années 1930 », vous lancez la recherche , croyez moi vous allez apprécié sa biographie publiée par René Galissot, "Le Maitron", éd. de l'Atelier, 2006, p. 88. dans le site http://etudescoloniales.canalblog.com à la demande d’un citoyen de notre région . et aussi nos acteurs du PPA/MTLD, La Révolution 54….etc. Je pense qu’il ne faut pas mettre ces périodes à l’écart.

Concernant la Rahmania dont il nous a parlé Anonyme, je vous informe qu’un colloque international de spécialistes consacré à l’histoire de la Ramania se déroule ces jours-ci à la maison de la culture de Tizi-Ouzou.

Merci pour le travail que vous faites, et sincèrement ça vaut la peine pour nos jeunes générations.

Amicalement.

la montagne a dit...

J’ai bien vérifié cet article de wikipédia en cliquant sur le lien. Je le trouve modifié presque avec la même stupidité que le précèdent d’ailleurs que j’ai découvert son intégralité reproduit dans un site. Je trouve tout ça absurde et ridicule ; mais ceux qui m’étonnent plus ce sont ses pauvres commentateurs qui se cassent la tête à intéresser les gens au savoir, à la culture de l’histoire et de la civilisation. Moi sincèrement, je vous dirai que vous perdez votre temps et votre argent en se connectant à l’Internet pendant des heures nous écrire tout ça. Vous croyez réellement que ces générations vont s’intéresser. Eh bien vous vous trompez. Ce qui les intéresse c’est la danse, chtih ouardih, disk joker, thayri thamessasth, ajaâvoudh g-imi kkred anechdhah s ldjin yehfan si tharda bwaman…. C’est ce que disait notre artiste Zedak mouloud dans son dernier album « imi akka i diqbayliyen yeqqaren nassen ». Il a raison et il dit la réalité, que cela plaise ou non. Je vous salue chaleureusement cher concitoyen Dda mouloud et je vous souhaite longue vie.

Souvenez-vous chers montagnards kabyles, ou vous soyez : en Algérie, en Inde, en suisse, aux Emirat, en Amérique, en France, au Canada, à Tizi-Ouzou ou à Béni-Douala, j’ai bien peur que nous resterons tous et toujours des mauvais montagnards. L’OBSCURANTISME a atteint son apogée et est toujours d’actualité.

Croyez-moi, si c’était l’intégralité de l’article qui était reproduit, je n’hésiterai pas à maudire ce jolie blog du fond en comble (sauf les martyrs) et Dieu en serait témoin. Heureusement, Dieu merci, ce n’était qu’un extrait.

En fait, mes chers montagnards, tachez bien de modifier correctement et modestement le récent article publié sur wikipédia, car il est aussi stupide, et sachez bien qu’il fait honte à la commune de Béni-Douala et à ses élus. « Le reste est littérature… », Comme disait Dda Lmouloud Mammeri. Le soleil se lève.

C’est décevant et c’est désolant, n’est ce pas.

Le montagne épuisée.

Anonyme a dit...

Il maudit le site !!!
c'est quoi ça ?
Ne trouve t-il pas autre chose à dire ?
Au moins l'auteur du site à été honnête de citer la source, et comme il l'a dit, ce n'est que pour s'inspirer.
Je trouve ce blog très riche pour un village.
mes remerciements pour l'auteur

malik a dit...

RÉPONSE AU COMMENTAIRE SIGNÉ LA MONTAGNE...
Je ne vois rien de constructif dans ce commentaire signé la montagne.
Se prendre pour monsieur connaît-tout est vraiment l’absurdité totale. Dire que ces générations ne s’intéressent qu’a la danse et autres est vraiment du mépris total.
On peut s’intéresser à la danse (chtih ouardih, disk joker), vivre ces histoires d’amour (thayri thamessasth, comme le dit l’auteur de ce commentaire), et mettre des jeans lavés (ldjin yehfan) et apprendre et connaître son histoire et être cultive et instruit. Chaque génération vit simplement son époque, mais l’auteur de commentaire dresse un bilan qu’il pense juste. Y a pas un bon et un mauvais montagnard, la Kabylie ne fait pas de nous des hommes plus intelligents, nous somme pareil : y a celui qui sait et celui qui croit savoir et c’est la même chose pour toute les races humaines.
L’OBSCURANTISME, un mot que l’auteur utilise et lui est totalement immergé dedans.

En tout cas moi je suis en jean lavé, je suis un fan de la danse et je m’intéresse à l’histoire et celle de ma région en particulier

malik

Anonyme a dit...

les fêtes de joie dans la tolérence sont toujours et mutuellement partagées, et il n'y a pas de "Thahaqqranith".Halte à la "HOGRA".Stop et fin.

omara a dit...

bonjour Messieurs,c'est avec une grande avidité culturelle,que je viens de prendre connaissances de vos ecrits,combien benefiques pour tous les Algeriens,je remercie tous les auteurs de cette biographie d'une des plus belle region de notre pays,me concernant,je tiens a remercier chaleureusement Anonyme,qui m'a été d'un grand secours,en effet depuis longtemps que je recherche un fil conducteur,pouvant me rapprocher de mes ancetre,comme dans notre famille les anciens ,les gardiens du Temple soit ont disparus ou ont une perte de memoire due a leur age avancé,les renseignements fiables ne sont pas monnaie courante,donc! le travail de recherche fait par "Anonyme",dont la modestie et la discretion m'ont ebahi,m'a beaucoup aidé a voir clair,je suis le descendant de cheikh Adelssi,cela fait longtemps que je recherche ce lieu,qu'est Beni-Douala,et ou se trouve cette qobba,dans quel village?plusieurs questions me tarabustaient,juqu'a aujourdhui,en lisant "Anonyme",dont le precieux service m'a ajouté du baume au coeur.bon!quand je dis descendant,nous sommes des milliers a travers le monde,surtout a Dellys et en Syrie,nous sommes les Khetib,ou bien Khatib en arabisant la lettre "E"qui n'existe pas en arabe,ou bien comme on nous appelle a Dellys les "belkhtib",mais pour plus d'assurance,je vais lire le livre de Mohamed-Seghir Ferradj,afin que ma joie ne s'estompe pas,mais je suis sur a 99%,que c'est bien mon aieul.
voila encore une fois,je remercie "Anonyme",pour l'ecellent travail de recherche,qu'il a eu la peine de faire.

ahmed khetib a dit...

bonjour a tous,
avant de commencer,je tiens a remercier les auteurs de tout les commentaires,moi je souhaiterais entrer en contact avec le nommé "Omara",je sait bien que ça fait bien longtemps qu'il a écrit ce message,mais j'ai bon espoir de le retrouver avec votre aide,car moi je sait ou se trouve le mausolée de l'aieul du cheikh Adelssi